28.04.2009

Une méthode simple

Dédramatiser, relativiser, ...

La vie que nous vivons n'est pas toujours simple. Il y a des choses que l'on accepte bien et d'autres non. La mort par exemple... j'ai toujours du mal à me dire que quelqu'un va mourir. Ce n'est pas pour rien que la mort est souvent présente dans mes livres (La funeste nuit d'Ernest ou Destins de Chiens). En parler, c'est le moyen de dédramatiser des moments difficiles... réussir à en sourire, c'est encore mieux. J'essaie de faire en sorte que mes livres soient une sorte d'exutoire. Pour mieux vivre et accepter ses peurs et ses angoisses.

D'autres auteurs le font très bien. Sur un tout autre sujet...

Je me suis rendu compte que je partageais avec beaucoup de personnes une phobie qui semble bien absurde en premier lieu. Celle de prendre l'avion ! C'est bête mais ça pourrit la vie. En train, on ne va pas bien loin... Aurais-je un jour vu le Japon si je n'avais pas affronté ma peur ?

Loin de l'avoir domptée, j'essaie juste de la contrôler et de relativiser ces vols si hauts dans le ciel et si peu naturels. Un auteur m'y a aidé : Allen Carr. Spécialiste dans diverses méthodes dont la plus connue est celle pour arrêter de fumer, cet ancien comptable a écrit La méthode simple pour prendre l'avion sans avoir peur.

C'est rempli de bon sens et je m'y suis reconnu maintes fois. Car notre peur est absurde. Les différents dispositifs de sécurité me stressaient. Pourquoi ? Est-ce que la présence des forces de police dans la rue me stresse ? Non, elle me rassure alors... Le train, c'est plus sûr... Ah oui ? Est-il plus simple d'inspecter chaque rail sur des kilomètres ou de surveiller un avion sur un rayon de 100m ? Où est le risque alors... ? (-ce n'est pas une raison pour avoir peur du train maintenant-).

J'ai relativisé. Je ne suis toujours pas à l'aise, je dois me mettre en condition, mais je ne m'interdis pas d'aller à New York si j'en ai l'envie (et l'argent... ça limite quand même ^__^)

Ceux qui ont peur de l'avion en ont peur pour leur propre raison. Mais ce livre balaie un éventail suffisament large pour traiter la vôtre.

J'espère que cette lecture vous aidera aussi....

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25.04.2009

A l'ombre des cerisiers en fleurs

Voici 10 jours que je suis revenu du Japon et je commence tout juste à me remettre du décalage culturel que j'ai ressenti.

Je crois que c'est l'une des destinations qui m'a le plus dépaysé. Les mentalités, la langue, la nourriture, l'architecture... tout me montrait à chaque instant que j'étais ailleurs.

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Je suis arrivé à Tokyo au moment même où les fleurs de cerisiers éclosaient. Ce n'était naturellement pas un hasard...  Les pieds enfin sur terre après presque 12 heures d'avion, il était temps de se reprendre : les billets de train pour rejoindre le centre, la location du téléphone portable, les baragouinages pour s'orienter. Et l'aventure commençait...

Comme dans toutes les grandes capitales, il faut un peu de temps pour se repérer dans les transport en commun. Tokyo m'a semblé très compliquée. Les écritures en kanji un peu partout n'arrangent, certes, pas les choses.

Après avoir déposé les bagages dans mon pied à terre japonais, je me suis laissé entrainer par des amis expatriés. J'étais heureux de découvrir mon premier restaurant Yakitori traditionnel. Heureusement, j'avais prévu une paire de chaussettes non trouées car il faut se déchausser. Quelques brochettes, un petit sake et ma première soirée sur le sol japonais s'achevait déjà. Une belle journée allait m'attendre le lendemain. Car j'avais rendez-vous avec Totoro...

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Le musée Ghibli est un lieu magique pour les enfants et les bébé adultes. Il faut absolument réserver les places depuis la France car le nombre de places est très limité. On est baigné dans l'univers du studio. Tout est mignon et bien pensé. Comme les photos sont interdites à l'intérieur, vous devrez me croire sur parôle. On peut y visionner des courts métrages inédits, visiter les ateliers des dessinateurs reconstitués avec leurs influences (livres, peintures, objets, etc...), se prélasser dans un chat bus et comprendre toutes les techniques d'animation (Tout est visuel, pas la peine de connaître le japonais). Je suis évidemment reparti avec un petit sac de babioles en tous genres (peluches, tampons, badge, porte clés, etc, etc...).

Je suis tombé sous le charme de Tokyo. C'est grand et il y a beaucoup de monde, certes. Mais j'aime sa diversité et son animation. Des building géants, de grands parcs magnifiquement fleuris, de petits quartiers intimes, des temples, ... Tout ceci dans une incroyable propreté. Zéro poubelle dans les rues et zéro papier à terre (quelle belle discipline). Je vois naturellement Tokyo avec les yeux d'un touriste. Lorsque l'on y vit, on doit se sentir comme une petite fourmi. Et il doit falloir un maximum de personnalité pour se sentir exister. D'où l'extravagance des tenues de certaines jeunes japonaises, les Harajuku girls, qui s'approvisionnent en vêtements dans le quartier du même nom. C'est tout un spectacle !

Après quelques jours dans Tokyo, Kyoto m'a offert un autre visage des villes japonaises. Beaucoup plus calme, plus petite, avec de vrais noms de rue pour se repérer, mais aussi moins drôle, à mon avis. Kyoto fait "petite ville de province" et, même si les temples y sont magnifiques et Gion, le quartier des Geïshas, magique, je mets un petit bémol sur mon enthousiasme. J'avoue que les différents refus essuyés dans au moins six restaurants traditionnels m'ont un peu refroidi. Et oui, les non-japonais ne sont pas toujours bien vus.

Une petite escapade à Nara (40 minutes en trains de Kyoto) m'a insufflé une bonne bouffée d'air frais. Avec les mignons petits daims qui y trainent, moi, j'ai craqué...

Dans la culture traditionnelle japonaise, il y a les bains. Et oui, on les voit dans Chihiro, dans Totoro, etc... Alors j'ai voulu me plonger dans ces eaux brûlantes. Oui, car l'eau coule des sources à 50°... On en ressort couleur écrevice prêt à manger et c'est au sud de Tokyo, dans la région d'Hakone que l'on peut vivre ces moments uniques. J'avais opté pour un hébergement dans un ryokan traditionnel (sorte d'auberge), où l'on dort sur futon à même le sol et mange de délicieux repas servis avec tout un céréonial.  Après un diner tout en finesse, le onsen (bain) est là pour détendre avant le coucher.

A ne surtout pas louper au départ d'Hakone, le musée en plein air, où des statues magnifiques (niki de saint phalle, etc...) sont installés dans un jardin superbe entouré par les montagnes.

De retour à Tokyo, j'ai eu la chance d'expérimenter un incontournable de la vie japonaise : le karaoke. C'est à gorge déployé que Benjamin Lacombe, Justine Brax et moi s'y sommes donnés. Sous les yeux un peu surpris des habitués qui prennent celà si au sérieux. Je vous épargnerai les vidéos de nos glorieux exploits.

Et c'est la tête pleine de souvenirs que j'ai repris l'avion en direction de Paris. Maintenant, il est temps de se remettre un peu au boulot !

 

10.03.2009

Petit traité et Soumission

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Voici deux livres qui ne font pas du tout partie de mes thèmes de prédilection.
Mais je m'y suis quand même attardé car je voulais savoir de quoi il retournait.

Le premier, Soumission à l'autorité a été écrit par Stanley Milgram. Il retrace une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 visant à estimer le niveau d'obéïssance d'un individu. Elle est mise en place de façon triangulaire entre un élève, un enseignant et un expérimentateur.
L'expérimentateur représente l'autorité officielle.
L'enseignant pose des questions à l'élève et doit le punir par des décharges électriques s'il se trompe.
Le véritable cobaye dans cette expérience est l'enseignant. Les deux autres sont des acteurs. L'élève doit donc simuler la souffrance quand il reçoit les décharges électriques.

La finalité de tout ceci est d'observer les comportements de l'enseignant dans différentes situations. Evidemment, il ne réagit pas de la même façon lorsqu'il sait que les décharges électriques sont de forte intensité. Ni lorsque l'élève hurle de douleur.
Mais curieusement, il semble, dans la plupart des cas, moins se soucier du sort du pauvre martyr lorsqu'un mur les sépare et lorsqu'il ne l'entend pas, que lorsqu'il est à ses côtés. Même s'il est conscient de la souffrance qu'il provoque !

C'est terrifiant. Ce livre, très intéressant au demeurant, en dit long. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire des rapprochements avec certains faits historiques. Il ouvre les yeux... Si la lecture est assez rébarbative, à mon avis, les notions qu'il aborde sont primordiales.

Si vous souhaitez vous étendre plus sur le sujet, des courageux ont méthodiquement expliqué cette expérience sur wikipédia.

Le second, Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens est plus léger. Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois suivent une certaine Madame O. dans sa vie de tous les jours, cette vie où elle est constamment manipulée.

Oui, car savez-vous qu'il est plus facile d'obtenir quelque chose de nous si on nous demande un service anodin dans un premier temps ? Les deux psychologues apportent des exemples simples, ettayés d'expériences réalisées sur un ensemble d'individus. La chose semble alors tellement évidente.

Alors souvenez-vous : si cet été vous demandez à votre voisin de serviettes de surveiller votre sac en votre absence, il sera pris d'une certaine responsabilité et montera la garde. Si vous lui demandez du feu puis faites un petit plongeon dans l'eau, tant pis pour vous : vous risquez de rentrer en maillot de bain à l'hôtel. C'est de la manipulation ! Beaucoup d'astuces et de prise de conscience : je vous conseille cette intéressante lecture.

Me voilà bien armé avec ces deux livres !  ^__^

01.03.2009

Du nouveau...

Voici le petit garçon qui inspire l'histoire que je suis en train d'écrire...

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24.02.2009

Newsletter de février 2009

Les choses suivent leur cours et avancent à leur rythme.

Le magicien de Méli Mélo parc que je vous ai présenté le mois dernier voit sa date de sortie précisée. Ce devrait être un beau grand format pour laisser de la place aux belles illustrations de Clément Lefèvre. Il rejoindra probablement les librairies en mars 2010.

Généalogie d'une sorcière, après un bel accueil en France, s'exporte à l'international. Nous venons d'apprendre que l'Espagne, l'Allemagne et la Finlande allaient éditer ce "livre maudit". Moi qui suit si mauvais en langue étrangère, ce sera l'occasion de m'y mettre. ^__^

Des nouvelles de Londres 1902... Martin Maniez termine les dernières images et la mise en page. Une longue aventure, qui a connu quelques rebondissements, se termine bientôt. Je ferai, sous peu, une note rien que pour lui... Sortie prévue en octobre 2009.

Bien sûr, de nouveaux projets tournent dans ma tête. Je les dévoilerai au fur et à mesure de leur avancement...